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5 décembre 2009

ONDES ELECTROMAGNETIQUES

 

Les ondes électromagnétiques sont fréquemment évoquées dans La route de Gakona.

Les plus pressés sauteront la Technique et se rendront directement au passage : "Comment les ondes interagissent-elles sur le cerveau" 


TECHNIQUE
Notion d'onde électromagnétique sur le site du Criirem.
Dans notre environnement proche ou lointain, l’air vibre, l’eau ondule, la terre tremble, la lumière, les astres scintillent, en fait tout est vibrations. On parle d’ondes sonores, marines, sismiques, lumineuses, radios, cosmiques...
On ajoutera que les cellules de notre cerveau, notre corps, nos organes, répondent à des types d'ondes et de fréquences spécifiques.
Elle représente le nombre de vibrations ou d'ondulations qui passent en une seconde dans l'Environnement. Elle se mesure en nombre d'ondulations par seconde ou Hertz (Hz).
Ex: 2 ondulations en 1 seconde = 2 Hz
Quelques exemples pour se faire une idée de mesures.
  • Le courant électrique de la maison et de nombreux appareils électroménager fonctionnent à 50 Hertz.
  • Les ordinateurs PEUVENT fonctionner  à 100 kilohertz. (1 kilohertz = 1000 Hertz)
  • Les fours classiques à micro-ondes fonctionnent à 2450 mégahertz.(1 mégahertz = 1000,000 Hertz)
  • Les téléphones portables fonctionnent à 900 mégahertz, soit à 1800 mégahertz.
  • Les radars civils et militaires PEUVENT fonctionner à 30, plus voire gigahertz. (1 gigahertz = 1000.000.000 Hertz)
Elle représente la distance λ entre deux ondulations exprimée en mètre (m) ou en kilomètres (km). Elle se calcule à l'aide de la formule suivante:
λ = C(vitesse de la lumière)/ F(fréquence en Hertz)
Trois exemples pour se faire une idée de distances :
  • Pour notre courant électrique de 50 Hertz:
    λ = 298.000: 50 = 5960 k
     Soit près de 6000 kilomètres, incroyable mais vrai !
  • Pour les fours à micro-ondes de 2450 mégahertz:
    λ = 298,000: 2450.000.000 = 0,12: 1000 km 
    Soit 0,12 mètres ou 12 centimètres.
  • Pour un téléphone portable GSM à 900 mégahertz:
    λ = 298,000: 900.000.000 = 0,33: 1000 km
    Soit 0,33 mètres ou 33 centimètres.
Le classement des ondes

La longueur d’onde λ permet de classer les diverses vibrations électromagnétiques que nos technologies produisent en :

Ondes d’Extrêmement Basses Fréquences (EBF ou ELF) allant de 0 Hertz à 10 kiloHertz, avec λ supérieure à 30 kilomètres (le courant industriel, le réseau électrique, les transformateurs, les moteurs, les alternateurs, l’électroménager, les postes de soudures...).

Ondes de Radiofréquences (RF), allant de 10 kiloHertz à 300 mégaHertz avec λ comprise entre 30 kilomètres et 1 mètre (la radio diffusion, les radios balises ou phares, les ordinateurs, la TV, la FM, la AM, la CB, l’électrothermie industrielle et médicale...).


Ondes d’Hyperfréquences ou micro-ondes (HF), allant de 300 mégaHertz à 300 gigaHertz, avec λ comprise entre 1 mètre et 1 millimètre (les radars civils et militaires, les fours à micro-ondes, la téléphonie mobile, des faisceaux Hertziens, les satellites..).




On lira ici les catégories d'ondes et leur utilisation.





COMMENT LES ONDES INTERAGISSENT-ELLES SUR LE CERVEAU ?

Quels sont leurs effets sur l'être humain ?




QUE DIT L'EUROPE ?



Et aussi pour les plus mordus (74mn)
Conférence de Daniel Oberhausen (association PRIARTeM) sur les ondes électromagnétiques et leurs applications dans la vie courante. Téléphone mobile, antennes-relais, WIFI; les dangers et les normes (mars 2009)






RAPPORTS ET ÉTUDES

La synthèse en Français du rapport BioInitiative

« La pollution électromagnétique est l’exposition la plus envahissante à laquelle les êtres humains sont soumis dans les pays occidentaux. Notre société ne peut plus se payer le luxe d’attendre avant d’agir. » 

L'avis de l'Afsset en images.


L'Afsset Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail (Attention, voir plus bas) a produit un rapport de 500 pages qui analyse les différentes études concernant les ondes électromagnétiques. 2009.
« Les données issues de la recherche expérimentale disponibles n’indiquent pas d’effets sanitaires à court terme ni à long terme de l’exposition aux radiofréquences. Les données épidémiologiques n’indiquent pas non plus d’effets à court terme de l’exposition aux radiofréquences. Des interrogations demeurent pour les effets à long terme, même si aucun mécanisme biologique analysé ne plaide actuellement en faveur de cette hypothèse »
« Dans ce contexte incertain, l’Afsset souligne néanmoins que dès lors qu’une exposition environnementale peut être réduite, cette réduction doit être envisagée, en particulier par la mise en œuvre des meilleures technologies disponibles à des coûts économiquement acceptables.»

«Ce potentiel de réduction existe s’agissant de l’exposition aux radiofréquences. Il peut concerner par exemple le recours à des téléphones mobiles de faible DAS, l’abaissement des niveaux d’exposition dans les zones présentant les intensités les plus fortes, la mutualisation des émetteurs, ou encore l’usage modéré des technologies sans fil. »



QU'EN PENSENT NOS PARLEMENTAIRES ?

"Étude Interphone, la saga ça suffit !"
(...) "Pour ajouter à cette confusion (savamment entretenue ?), le 10 juin 2009, lors d’une audition publique à l’Assemblée Nationale organisée par le député UMP de la Somme Alain Gest, le Dr Martine Hours coordinatrice de l’étude Interphone pour la France a présenté dans les grandes lignes l’interprétation des résultats . . . Elle a rappelé que globalement pour une utilisation de moins de 10 ans il n’a pas été trouvé d’effet probant suite à l’exposition aux irradiations des champs proches artificiels HF micro-ondes (soyons précis dans la terminologie) mais qu’au-delà "il pourrait y avoir quelque chose au niveau neurinome (tumeur du nerf), gliome (tumeur du système nerveux central) et dans une moindre mesure la glande parotide (la plus importante des glandes salivaires)".
 "Nous sommes "dans l'incertitude", "sans élément probant pour conclure", selon elle, l'étude est "un peu trop précoce", du fait de la faible durée d'usage du téléphone portable, alors même qu'un cancer peut mettre dix à vingt ans à se développer. Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé a conclu cette audition en affirmant que "les conséquences de la téléphonie mobile sur la santé sont incertaines", et rappelé la nécessité de l’application du principe de précaution." Ici


En Suisse : 

"Effets biologiques des radiations électromagnétiques pulsées sur l'enfant et l'adulte. " interpellation au Conseil suisse par Maria Roth-Bernasconi, 1996.
"Dès 1984, en Suède, les professeurs Johannson et Aronsson ont démontré que les courbes de rejet d'adrénaline (hormone de stress) d'une personne adulte s'inversaient au bout de la quatrième heure passée devant un écran cathodique à deux diagonales de distance. Cette étude a été publiée par l'OMS en 1989.
 En 1990, le professeur Marcel Rufo, professeur de pédopsychiatrie à la faculté de médecine de Marseille, a mis en évidence les effets de 50 minutes d'écran sur les enfants d'âge scolaire: résultats scolaires divisés par 3, mémorisation divisée par 5, agressivité, dissipation, multipliées par 3 avec des réactions en chaîne telles que insomnies et recours aux neuroleptiques ou psychotropes. Ces résultats ont été confirmés en 1992 par l'étude de Dr. Jean Bourque, orthopédagogue à l'Académie de Québec (Canada) avec des résultats analogues.
En 1994, le rapport "Loiret" (...) de 79 médecins français du travail a montré, chez les adultes, une augmentation significative des troubles visuels dès la deuxième heure d'écran, et des troubles neurospychologiques dès la quatrième heure."
Réponse du Conseil :
"Après s'être penchés sur ce problème, tous les groupes d'experts consultés en sont arrivés à la conclusion qu'il n'y avait aucune raison de craindre que les émissions électromagnétiques des écrans d'ordinateur ou de télévision exercent des effets nocifs sur la santé." 20/11/96

LES MÉDIAS
Information, désinformation, querelles de chapelles scientifiques, ONG alarmistes, journaux en quête de sensationnel pour vendre du papier, experts scientifiques au service de groupes industriels... Il est difficile au citoyen lambda de s'y retrouver. On prendra toujours bien garde de vérifier qui dit quoi.


LES ONDES NE SERAIENT PAS DANGEREUSES:

Ondes électromagnétiques : comment s’y retrouver dans l’information ?
Sur le site de l'Afis , Association Française pour l'Information Scientifique,
« Que sait-on des effets sanitaires des ondes électromagnétiques, en particulier en ce qui concerne les communications sans fil et les lignes à haute tension ? À ce jour, le bilan des données scientifiques ne justifie pas d’envisager une remise en cause des recommandations faites par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP). […] [Mais] l’émotion est au cœur du débat et l’ensemble est trop souvent traité de façon pseudo-scientifique pour servir des thèses préétablies. Une méconnaissance du sujet, des raccourcis fâcheux, l’amalgame avec les risques du tabac ou de l’amiante sont fréquents et rendent discutable une bonne part de l’information fournie au public. » (Extraits de l’article d’Anne Perrin, « Ondes électromagnétiques : comment s’y retrouver dans l’information ? »).
Par Anne Perrin, docteur en biologie, spécialisée en biophysique, responsable de projets de recherches sur les effets biologiques des rayonnements non ionisants au Centre de Recherches du Service de Santé des Armées , vice-Présidente de la section Rayonnements non ionisants de la Société Française de Radioprotection (SFRP) et vice-Présidente de la commission Bioélectromagnétisme et médecine de l’Union Radio Scientifique Internationale.

On notera cependant que l'Armée a reconnu la dangerosité des ondes radar pour les opérateurs.

Faut-il avoir peur des champs magnétiques liés à l’électricité ?

par Martine Souques, médecin de santé publique et épidémiologiste, en charge de l’évaluation des risques sanitaires et environnementaux liés aux champs électriques et magnétiques 50 Hz au Service des Études Médicales d’EDF. Elle est également Présidente de la section Rayonnements non ionisants de la Société Française de Radioprotection. Son article sur le site de l'Afis

On notera qu' EDF a un gros projet de Transfert d'énergie sans fil, idée chère à Tesla. A suivre dans un futur post.

L'Afis a pour objet de promouvoir la science et dénoncer les pseudo-sciences et le charlatanisme. Parfait. Mais quid de ce papier ?

Le Figaro
 "L'agence française de sécurité sanitaire recommande de réduire l'exposition du public aux ondes électromagnétiques, dont celles du téléphone portable. Mais juge que les preuves de dangerosité sont encore insuffisantes." 03/11/09 L'article ici. 

Sur TF1.
La plus grande chaine de télévision française, liée par ailleurs à l'un des trois opérateurs français de téléphonie mobile, peut-elle nous informer sérieusement sur les risques encourus par la pollution électromagnétique ?



LES ONDES SERAIENT DANGEREUSES :
 « Interactions du cerveau avec les champs des radiofréquences micro-ondes générés par les téléphones mobiles »
Par W. Ross Adey Professor of Physiology Loma Linda University School of Medicine California 92354 USA
"Ni les radiofréquences (30 KHz à 300 MHz), ni les champs des micro-ondes (300 à 3000 MHz) n’existent en tant que composants de l’environnement électromagnétique terrestre naturel. En conséquence, notre génération humaine est la première à s’exposer volontairement elle-même aux champs des radiofréquences/micro-ondes artificiels qui couvrent un large spectre de fréquences et d’intensité." Ici.
Le Figaro : Le danger est aujourd’hui reconnu

 Le Nouvel Observateur
"Danger sur les ondes.
Elles se répandent partout. Elles pénètrent nos cerveaux. Et maintenant, c'est prouvé : leur utilisation prolongée peut nuire gravement à la santé. Le point sur la question."
Robin des toits:
"Les scientifiques français qui s'expriment sur le sujet et qui disent qu'ils ne constatent rien d'inquiétant ? Pas crédibles : tous ont signé, selon lui [ Étienne Cendrier], des contrats de recherche avec les opérateurs de téléphonie mobile. Exemple : Bernard Veyret, directeur de recherche au CNRS, président de l'International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection, organisme chargé d'élaborer les normes mondiales en matière de téléphonie, est membre du conseil scientifique de Bouygues."
 Bernard Veyret, lié à Bouygues, donc, intervient aussi sur le site de l'Afis
"Autre suspect ? L'Agence française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail (Afsset). Elle a elle aussi engagé pour ses travaux sur le téléphone mobile le même Veyret. Cendrier parano ? Pas tout à fait. L'administration française vient de publier deux rapports dénonçant les liaisons dangereuses entre les chercheurs et les opérateurs téléphoniques.
 Faut-il hurler au loup pour autant ? Ce type de partenariat est classique. Étienne Cendrier ne veut pas le savoir. Pour lui, il existe un complot international. Quand l'OMS affirme par exemple que les antennes relais n'ont jamais causé le moindre problème de santé publique. Toutes les études le confirment - et elles sont nombreuses, au moins 25 000 ont été recensées. L'OMS complice d'Orange ou de SFR ? «A l'OMS comme ailleurs, accuse Cendrier, ils ne prennent en compte que les rapports aseptisés. On tourne le dos à des résultats scientifiques clairs et nets.»
 Et pour prouver ses affirmations, il brandit des documents émanant de multinationales de l'assurance, comme Axa et Swiss Re. Depuis 1997, elles refusent de couvrir les opérateurs sur les risques liés à l'usage du portable. De quoi ont donc peur les géants de l'assurance ? Il n'y a pas que Robin des Toits pour tirer le signal d'alarme. Des associations écologiques comme Priartém, Agir pour l'Environnement ou le tout récent Criirem de Michèle Rivasi, qui a fait ses premières armes au Criirad puis à Greenpeace France, se lancent elles aussi dans la bataille. Plus quelques Verts."    L'article du Nouvel Observateur.
 Chacun se fera sa propre opinion.

trouvée ici

La route de Gakona n'aborde pas les problèmes liés à la pollution par les téléphones portables, Wifi, fours micro-ondes ou antennes relais, désormais largement documentés. Par contre, elle s'intéresse aux effets à l'échelle de la planète.

COMPRENDRE: CES ONDES QUI NOUS INONDENT

"Sur notre planète et bien au-delà, les ondes sont très présentes. Elles interviennent dans de nombreux phénomènes physiques. Certaines, comme les tsunamis, ont des conséquences parfois dramatiques ; d'autres ont des applications qui occupent une grande place dans notre vie quotidienne (radio, téléphone mobile, musique...). D'autres encore restent à mieux appréhender (ondes internes de gravité, par exemple), voire à découvrir par les scientifiques. Une onde peut être considérée comme une perturbation qui produit une variation réversible des propriétés physiques locales du milieu traversé...." La suite ici.


LE GIGANTESQUE BROUILLARD ÉLECTROMAGNÉTIQUE QUI ENVELOPPE LA TERRE A-T-IL UNE INFLUENCE SUR L'ATMOSPHÈRE ? LE CLIMAT ? 

La réponse est oui.
Le petit satellite français DEMETER (on y reviendra bientôt avec HAARP) capte les effets de ce brouillard électromagnétique.  Le phénomène s'appelle PLHR : Power Line Harmonic Résonance. La Résonance harmonique des lignes électriques ( PLHR)  provient des ondes ELF et VLF rayonnées par les systèmes d'énergie électrique aux fréquences harmoniques de 50 ou 60 hertz. Elle est liée aux perturbations venant de la surface de la terre et due aux ondes générées par l’activité humaine (émetteurs de très basse fréquence,  stations de radiodiffusions à hautes fréquences) et modifie le climat:
"Toutes ces ondes qui se dissipent dans l'ionosphère pourraient participer au réchauffement global de la terre parce que le changement de la température globale augmente ainsi que le nombre de décharges normales de foudre dans l'atmosphère. Ces décharges supplémentaires de foudre produisent des alertes magnétosphériques qui pourraient produire le réchauffement et l'ionisation dans l'ionosphère inférieure." Plus ici.
"L'énorme PLHR au-dessus de l'Amérique du Nord a créé un "canal" permanent depuis la magnétosphère vers les couches atmosphériques supérieures, d'où il résulte une décharge continuelle d'ions et d'énergie sur tout le continent..." Ici.
Cette pollution ne semble pas abordée au sommet de Copenhague.

POUR FINIR SUR UNE ONDE POSITIVE ?

Les ondes peuvent aussi soigner.

Une conférence de Jean-Pierre Lentin :

Les Russes auraient développé des technologies capables de ralentir le rythme cardiaque  permettant aux patients de récupérer plus rapidement après une opération du cœur. xxx

Les Américains utiliseraient des ondes pour réduire certains types de fractures. xxx

Les Français se servent d'ondes pour redémarrer le "nœud électrique" cardiaque. xxx

Des développements sur le traitement du cancer  ?
"L’hyperfréquence, arme à double tranchant" Matthieu Quiret, les Echos 21 avril 2008,
On notera que le chercheur travaille en collaboration avec la DGA Délégation Générale à l'Armement, qui effectue des recherches sur les armes électromagnétiques.
« Nous finançons cette étude pour évaluer la marge entre la capacité à perturber l’électronique et le risque de nuire à l’humain »

à suivre...
(lire aussi les commentaires des lecteurs)

24 novembre 2009

LE SIGNAL PIVERT


Chapitre 17
- En 1976, les Russes expérimentaient des générateurs Tesla, ils ont lancé le signal Pivert, ça ressemblait au bruit de l'oiseau. Les radioamateurs du monde entier l'entendaient. Un tac-tac insupportable qui noyait nos émissions.


Qu'est-ce que le signal Pivert ?
Nommé aussi le signal de Moscou.
Le signal Pic-vert sur Wikipédia 
Le pic–vert russe, surnommé aussi « moulinette à caviar », est un signal radioélectrique célèbre de l'Union soviétique ; il était reçu sur les ondes courtes dans le monde entier de juillet 1976 à décembre 1989. Son bruit ressemblait à un claquement sec et répétitif à une fréquence de 10 Hz ce qui lui a valu le surnom de « pic-vert ». Les sauts de fréquence aléatoires perturbaient gravement la réception des stations de radiodiffusion, le service radioamateur et les liaisons radio de service, si bien qu'il a généré des milliers de plaintes émanant du monde entier.
 Depuis longtemps on pensait qu'il s'agissait d'un radar trans-horizon. Cette hypothèse a été confirmée publiquement au moment de la chute de l'Union soviétique et le système est maintenant connu sous le nom de « Duga–3» ; il faisait partie du dispositif soviétique de veille lointaine des antimissiles balistiques. L'OTAN avait été au courant très tôt de ce système, l'avait photographié, et lui avait donné le nom de Steel Yard (surface d'acier). (....)


    Et ici : (...)
     Un autre document de la DIA (Agence de renseignement pour la Défense) obtenu en 1976 par la loi sur la liberté de l’information est peut-être révélateur. Préparé par Ronald L. Adams et E.A. Williams des Laboratoires de Battelle Colombus, il s’intitule “effets biologiques des radiations électromagnétiques (ondes radio et micro-ondes), pays communistes d’Asie et d’Europe.” Les pages publiées relatent simplement les découvertes d’Allen Frey sans mentionner son nom, insinuant à la place que seuls les rouges seraient assez ignobles pour étudier ces choses afin de les transformer en armes.
      Juste après la mention du phénomène de passage de la barrière hématoméningé, un paragraphe a été effacé, suivi de la phrase tentante: “l’étude ci-dessus est une lecture recommandée pour ceux qui s’intéressent à l’énergie micro-ondes appliquée aux armes.” Même sans ce document et en tenant compte uniquement du rythme implacable auquel sont conçus les armes, nous serions vraiment très naïfs de supposer que les États-Unis n’ont pas d’arsenal électromagnétique. Les soviétiques utilisent peut-être déjà le leur, à une échelle dépassant de beaucoup cependant celle du signal de Moscou. Pendant la célébration du bicentenaire des États-Unis le 4 juillet 1976, un nouveau signal radio pouvait être entendu dans le monde entier. Il a continué à être émis plus ou moins sans interruption depuis. Passant alternativement d’une fréquence à une autre entre 3,26 et 17,54 MHz, ses impulsions sont modulées à une cadence de plusieurs émissions par seconde, elles s’apparentent donc à un pivert (woodpecker) ou à une scie qui vrombit.   
    Le signal a vite été remonté jusqu’à un énorme émetteur près de Kiev en Ukraine. Le signal est si fort qu’il noie tous les autres signaux sur sa longueur d’onde. Quand il est apparu pour la première fois, l’Union des Télécommunications Internationales de l’ONU a protesté parce qu’il causait des interférences entre plusieurs canaux de communications, y compris les fréquences d’urgence pour les avions effectuant des vols transocéaniques. Maintenant le signal Woodpecker (Pivert) laisse des “trous”; il saute les fréquences les plus importantes tandis qu’il se déplace à travers le spectre. Le signal est actuellement maintenu à un coût énorme par sept nations situées sur le territoire russe, les sept émetteurs radio les plus puissants du monde. Dans l’intervalle d’une année ou deux après que le Pivert eut commencé à frapper, il y a constamment eu des plaintes concernant des symptômes sans cause apparente, de la part de gens habitant dans plusieurs villes des Etats-Unis et du Canada, mais principalement d’Eugene dans l’Oregon.
     Les sensations (pressions et douleurs dans la tête, anxiété, fatigue, insomnie, défauts de coordination et torpeur, le tout accompagné de tintements aigus dans les oreilles) étaient caractéristiques de fortes irradiations avec radio-fréquences et des micro-ondes. En Oregon, entre Eugene et Corvallis, un puissant signal radio centré sur 4,75 MHz a été enregistré, les niveaux étaient plus élevés en l’air qu’au sol.    
     Plusieurs théories peu satisfaisantes ont été avancées, y compris l’idée d’émissions provenant des lignes haute tension endommagées par l’hiver mais la plupart des ingénieurs qui ont étudié le signal en ont conclu que c’était une manifestation du Pivert (Woodpecker). On a émis l’hypothèse qu’il était dirigé vers l’Oregon par des émetteurs amplificateurs de Tesla. Cet appareil inventé par Nikola Tesla, pendant ses expériences sur la transmission globale et sans fil d’énergie, dans un laboratoire près de Pikes Peak au début du siècle, n’a pas été vraiment étudié à l’Ouest. Il permettrait à un émetteur d’envoyer un signal radio par la terre à n’importe quel endroit souhaité se trouvant à la surface tout en maintenant ou même en augmentant la puissance du signal quand il émerge. Paul Brodeur (écrivain spécialisé) a suggéré que puisque la société TRW a proposé par le passé un système de transmissions par ELF pour la Marine militaire qui utiliserait une ligne haute tension existante de 1368 km s’achevant en Oregon, le phénomène d’Eugene aurait pu être une interaction entre un signal émis par la Marine et les tentatives de brouillages des soviétiques.     
   Quelqu’en soit la raison, le Pivert continue à fonctionner et il y a plusieurs possibilités inquiétantes quant à son objectif principal. Un ancien Chef de la recherche Navale a confié en privé qu’il ne pensait pas que ce soit dirigé contre la population américaine comme certains l’ont supposé. Cependant Robert Beck, un physicien de Los Angeles qui est régulièrement employé comme consultant du Ministère de la Défense m’a dit que le signal servait un triple objectif.
     Il sert de radar transhorizon primitif qui repèrerait une première attaque massive de missiles américains si les satellites espions soviétiques et autres détecteurs devaient être hors d’état de fonctionner a-t-il dit. En second lieu les modulation du signal contiennent des ELF qui servent à communiquer avec les sous-marins immergés. Troisièmement, il a prétendu que le signal a des effets biologiques au sujet desquels il a promis plus d’informations. Bien sûr, je n’ai pas été en mesure de le contacter depuis. (...)
Le texte de cette association privée de chercheurs indépendants a été écrit à partir de documents obtenus par la loi américaine sur la liberté de l’information (FOIA).
 Cette organisation a été citée comme experts pour les armes non létales par le 
Comité de l’ONU pour le désarmement.




D'autres installations :


Pour comprendre les enjeux des radars : lire ici.